17 août 2017

Essai routier: Kia Soul turbo 2017


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Kia ne lâche pas le morceau avec la Soul. La petite voiture aux formes uniques lancée en 2009 se fait un chemin grâce à sa silhouette sympathique. J’ai essayé tous les groupes motopropulseurs offerts depuis ses débuts, du 1,6 litre jusqu’au moteur électrique en passant par le moteur 2,0 litres. Mis à part le moteur électrique dont la puissance est excellente, les deux autres motorisations m’ont plutôt laissé sur ma faim malgré une mise à jour réalisée en 2014. Tel ne fut pas ma joie au dernier Salon de l’Auto de Montréal de voir exposée une version turbo. Peut-être était-ce la réponse à ce manque de puissance!


Depuis 2014, il n’y a pas vraiment eu de changements esthétiques. La voiture aux formes plutôt carrées est la survivante d’une catégorie où l’on retrouvait les Honda Element, Nissan cube et Scion xB. Alors que les concurrents n’ont jamais pu adapter leur voiture aux désirs de la clientèle, Kia s’en sort plutôt bien, avec la gent féminine notamment. En effet, regardez autour de vous qui conduit les Soul et vous verrez qu’en majorité, ce sont des femmes.


Alors que les produits Kia offrent presque tous un tableau de bord très semblable d’un modèle à l’autre, la Soul fait bande à part. Les hautparleurs sont notamment stylisés et s’intègrent aux buses de ventilation. Les commandes intégrées au volant ont une forme arrondie exclusive chez Kia et, pour le modèle turbo, Kia a aplati le bas du volant. Parlant de ce volant, sur ma voiture d’essai, il était de cuir vêtu avec une petite couture de couleur contrastante. Les sièges étaient décorés de la même façon. Puisque cette version turbo mise sur l’accent sportif, j’aurais apprécié des sièges plus soutenant, mais ce n’est pas le cas. Pour ce qui est de l’instrumentation, c’est du pareil au même avec une version à motorisation conventionnelle.


Le système d’infodivertissement de Kia est l’une de ses forces. Quoiqu’il aurait besoin d’une petite mise à jour (ou une mise au gout du jour), il accomplit bien ce qu’on lui demande. La radio harman/kardon a une belle sonorité (il y a même des lumières dans les hautparleurs des portières avant!) et il est possible de faire jouer son iPod ou de la musique par Bluetooth ou sur clé USB. Laissez vos CD à la maison, vous êtes dépassés! Le système de navigation est aussi très bien et on peut programmer une adresse vocalement ou manuellement. Vocalement, il y a quelquefois des longueurs. Un processeur un peu plus rapide serait apprécié. Les prises 12V/USB et AUX sont au bas du bloc central et il aurait été intéressant qu’il y ait un petit coffre pour mettre nos appareils électroniques à l’abri des regards. Il y a bien une prise USB dans le rangement central, mais elle ne sert qu’à la recharge.


La climatisation et la ventilation sont automatiques et se laissent oublier lorsque vous avez ajusté la température voulue. Dans ma voiture d’essai, les sièges avant et arrière étaient chauffants de même que le volant. La soute à bagages est très logeable malgré les dimensions réduites du véhicule. Lorsqu’on abaisse la banquette arrière, c’est encore mieux, mais le plancher n’est pas parfaitement plat. Sous le plancher, Kia a installé un plateau avec quelques compartiments de rangement pour y mettre un bidon de lave-glace ou des câbles de survoltage. Une belle idée qui permet que les petits objets ne se promènent pas pendant qu’on est sur la route.


Mis à part l’identification « turbo » sur le hayon, la Kia Soul turbo 2017 se différencie de ses sœurs par un bouclier avant plus agressif. En fait, les phares antibrouillard sont plus proéminents et le bouclier noir compte plus d’ouvertures. Derrière ces ouvertures se trouve un moteur turbo de 1,6 litre produisant 201 chevaux et 195 livres-pied de couple dès 1500 tours/minute. La transmission est automatique à sept rapports avec mode séquentiel Sportmatic. Ce mode est intéressant pour ceux qui veulent mieux exploiter la puissance. Curieusement, la puissance est au rendez-vous, mais le temps de réponse me semble trop long. Serait-ce la transmission qui est lente à réagir? Je ne sais pas, mais les départs ne sont pas foudroyants. Lorsque la puissance arrive, ça pousse assez fort et si j’avais cette puissance dès que je pousse à fond sur l’accélérateur, ce serait excellent. C’est ce temps de réponse (du turbo ou de la transmission) qui me fait un peu déchanter. Pour le reste, la suspension est intéressante par son confort. Elle n’est qu’un peu sèche à l’arrière lors d’un passage de voie ferrée, par exemple.


J’ai l’impression de me répéter toujours et encore, mais je l’aime cette petite Kia Soul. C’était mon quatrième essai depuis 2010 et malgré une puissance quelquefois un peu juste, elle est très agréable à conduire. Elle offre beaucoup d’espace pour les occupants, particulièrement en hauteur. Si vous n’avez pas beaucoup d’amis avec vous, elle pourra apporter beaucoup de bagages. L’ajout d’un modèle turbo avait suscité beaucoup d’espoir de ma part. Je n’ai pas été comblé cette fois-ci, du moins pas complètement. Si on pouvait éliminer ou au moins diminuer ce temps de réponse, la puissance ferait toute la différence.


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Essais réalisés précédemment :


Conditions de l’essai


Réalisé du 15 au 19 mai 2017.
Météo : que du soleil, entre 11 et 33 °C.
Modèle essayé : Kia Soul SX Turbo Tech 2017
Assemblée à Gwangju, Corée du Sud
Existe depuis : 2009 Actuelle génération : 2014
Prix selon www.kia.ca (16 aout 2017) :
** LX : 21 850 $
** EX : 23 450 $
** EX+ : 25 250 $
** EX Premium : 27 850 $
** EX Tech : 30 250 $
** SX Turbo : 27 850 $
** SX Turbo Tech : 31 850 $
Prix du modèle essayé : 32 050 $ + taxes
Distance parcourue : 543,1 km (74 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 9,1 L/100 km
** Route : 7,7 L/100 km
** Émissions de CO² : 199 grammes/km
Consommation affichée : 7,7 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 2 000 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 300 tours/minute
Véhicule fourni par Kia Canada
Photos prises à Joliette, Québec

14 août 2017

Le beau temps en vedette la fin de semaine dernière


Montréal a connu sa semaine de gloire avec la Coupe Rogers, mais plusieurs milliers de personnes ont également franchi les tourniquets du Grand Prix de Trois-Rivières. Quand le beau temps est de la partie, comment pourrait-il en être autrement?

D’abord, la Coupe Micra. Comme c’est devenu une habitude, les commentateurs n’ont pas pu prédire l’issue des courses du weekend. Alors que plusieurs prédisaient une victoire de Valérie Limoges ou de Kevin King, il en fut tout autrement. Olivier Bédard a obtenu la pole position des deux courses, mais n’a jamais pu traverser la ligne d’arrivée le premier. Samedi, c’est Stefan Rzadzinski, la recrue de l’année 2016, qui a gagné par à peine une seconde devant Bédard. Kevin King s’est contenté de la troisième position après s’être bataillé du début à la fin avec Xavier Coupal.

Dimanche, on mélange les cartes alors que Coupal a réussi à passer devant Bédard dès le départ pour filer vers la victoire. Valérie Limoges complète le podium en ayant réussi à doubler Rzadzinski. C’est donc un podium entièrement dominé par l’équipe Total. Kevin King a dû abandonner après deux accrochages. Celui qui détenait la tête du Classement des pilotes a donc cédé sa place à Olivier Bédard et Xavier Coupal pour prendre le troisième rang. Comme les pointages sont assez serrés, tout est encore possible d’ici la fin de la saison. Quant à Michel Barrette, outre le spectacle du samedi soir, il a réussi à monter sur la troisième marche du podium des séniors à la course de dimanche.

Pour le prochain weekend de course, on se transporte au Canadian Tire Motorsports Park en Ontario. Il s’agira des courses #9 et #10 pour la fin de semaine de la Fête du Travail du 1er au 3 septembre.


En NASCAR Pinty’s, il y avait beaucoup de Québécois en piste dimanche. Bien qu’on ait eu peur que la pluie gâche tout, Dame Nature s’est retenue et a permis aux voitures NASCAR de prendre d’assaut les rues de Trois-Rivières. On espérait des victoires des frères Dumoulin, des « p’tits gars d’la place. » Louis-Philippe a connu du succès au volant de la voiture #47 en montant sur la troisième marche du podium. Ayant travaillé les réglages depuis la dernière course à Toronto, Louis-Philippe semblait satisfait. « La voiture a changé de comportement depuis Toronto. Je me suis adapté aux nouvelles réactions, comme le sous-virage en entrée de virage et survirage en sortie. Tout s’est bien passé. De plus, la course a été professionnelle et la compétition a été intéressante avec Alex Labbé, dont trois fois à deux de large sous la porte Duplessis. Très serré, mais propre! », explique le pilote.

Quant à Jean-François, après être parti de la huitième place, il a réussi à terminer sixième. Son équipe avait aussi travaillé fort sur les réglages depuis la course de Toronto. « En atelier et à la piste hier, tout le travail de préparation a été payant : la voiture était plus agile et plus rapide qu’à Toronto lors de la dernière ronde sur un circuit urbain. Qualifié à 0,890 sec. de la pôle, comparé aux 2,273 secs de retard à Toronto. » Nul doute que les deux frères tenteront le tout pour le tout le 19 aout prochain en Nouvelle-Écosse sur le Riverside International Speedway.

N’oublions surtout pas les fonds amassés par l’équipe Dumoulin pour la Fondation québécoise du cancer. En fin de semaine, 990 $ ont été ajoutés au total des fonds qui s’élèvent maintenant à 6 224 $. Merci à tous ceux qui ont mis leur signature sur les voitures Dumoulin. La collecte de fonds n’est pas terminée, elle se poursuivra en Nouvelle-Écosse.


Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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