15 juin 2017

Essai routier : Toyota Corolla 2017


La Toyota Corolla a été lancée sur le marché en 1966. En 1974, elle était la voiture la plus vendue au monde. En 1997, elle est devenue la voiture la plus vendue de tous les temps, surpassant la Volkswagen Beetle et la Ford T. En juillet 2013, 40 millions de ces voitures avaient été écoulés. Et vous savez quoi? Je n’avais jamais mis les mains sur le volant d’une Toyota Corolla. Ce n’est pas que je n’ai pas eu la chance, mais plutôt que je n’ai jamais privilégié cette voiture par rapport à d’autres offres, si bien qu’après plus de 12 ans de critiques automobiles, je m’assois pour la première fois au volant d’une Toyota Corolla.

Il faut dire que la critique automobile n’a jamais été tendre envers la Corolla. La majorité des textes que je lis parle d’une voiture fiable certes, mais dont la conduite pourrait endormir le plus grand des insomniaques. Je m’en excuse, je n’ai jamais voulu savoir si c’était la vérité. C’est maintenant l’heure, parlons de la Toyota Corolla XSE 2017.

La XSE est la nouvelle déclinaison de la Corolla pour 2017 et elle se place tout en haut de la gamme. L’équipement est évidemment très complet, mais le groupe motopropulseur demeure le même. Il s’agit d’un quatre cylindres de 1,8 litre produisant 132 chevaux couplé à une transmission à rapports continuellement variables. Dans les modèles plus modestes, il est aussi possible de choisir une transmission manuelle à six rapports. Soulignons que ce moteur satisfait la norme ULEV II concernant les véhicules à émissions ultras faibles. Ce n’est évidemment pas un foudre de guerre, mais on ne peut pas dire qu’il est dépourvu d’intérêt. Comme tous les moteurs de faible puissance reliés à une transmission CVT, il est bruyant en accélération, mais en vitesse de croisière, sa douceur est appréciable. Dans la SE et la XSE, la CVT dispose d’un mode Sport qui n’a de Sport que le nom. En fait, le régime moteur est haussé si bien qu’il se situe plus près de son couple maximal, donnant une impression de puissance. J’ai bien écrit « impression de puissance ». Cette impression se payera aussi surement à la pompe.

Pour le reste, la suspension privilégie le confort et la tenue de route est plutôt ordinaire. D’ailleurs, la direction n’est pas très communicative et pourrait être plus précise. Le freinage en condition normale est très bien.

Toyota a légèrement mis à jour sa Corolla cette année en redessinant les feux arrière et en modifiant la calandre afin de mieux l’harmoniser avec les autres modèles de la gamme. La version XSE étant plus sportive, il n’y a pratiquement aucun chrome sur la carrosserie. Le bouclier avant est plus noir que noir et seules les roues d’alliage exhibent un peu de chrome. Notons aussi la présence d’un petit aileron sur le rebord du coffre, aileron qui ne sert que le désign sportif et qui n’a aucun attribut visant à appuyer l’arrière de la voiture au sol. C’est donc encore et toujours une silhouette conventionnelle qui ne bouscule rien, mais comme toutes ses prédécesseures, elle vieillira bien en se fondant dans la jungle automobile.

La Corolla XSE 2017 étant le « top du top », les sièges sont tout de cuir vêtus. Leur confort est bien et la qualité du cuir semble bonne pour une voiture de cette catégorie. Le support est bien à l’avant pour ce que la Corolla peut offrir en fait de performances. À l’arrière, le support est presque nul, mais l’espace pour les passagers est dans la moyenne. Pour la prochaine génération, il faudrait penser à offrir un peu plus d’espace pour les jambes puisque plusieurs concurrentes font mieux. Les passagers arrière pourront apporter plusieurs cafés et boissons gazeuses puisque pas moins de six porte-gobelets sont disséminés aux places arrière.

De retour à l’avant, on fait face à un tableau de bord qui n’est pas sans rappeler certains défunts modèles Scion, particulièrement la iM. D’ailleurs, celle-ci a rejoint la gamme Toyota. L’instrumentation est hyper simple et seule une petite ligne bleue vient égayer des cadrans à chiffres blancs sur fond noir. L’ordinateur de voyage permet l’affichage de diverses fonctions faciles à personnaliser. Quelques commandes installées au volant vous sont peut-être inconnues. C’est que le modèle XSE de la Corolla 2017 inclut des aides à la conduite avancées. Parmi celles-ci, le régulateur de vitesse adaptatif. Le régulateur de vitesse est toujours placé derrière la branche droite du volant, mais, pour ajuster la distance voulue entre vous et le véhicule qui vous précède, il y a un bouton qu’il suffit d’appuyer plusieurs fois pour choisir la distance. À gauche de ce bouton, il y a celui qui active (ou désactive!) l’alerte de franchissement de lignes, une autre nouvelle fonction pour 2017.

Le système d’infodivertissement n’est pas à la fine pointe de la technologie, mais ça s’améliore avec les années. Les touches tactiles ne sont pas très faciles à utiliser en roulant, mais, contrairement à Honda, Toyota a conservé la commande de son traditionnelle. Le système de navigation peut être configuré pour bien fonctionner autrement, il se peut qu’il vous fasse faire des détours inutiles. Ne cherchez pas les conditions de la circulation, Toyota ne l’offre pas. Les fonctions audios sont excellentes. Le son est très bon et il est possible d’écouter de la musique à partir d’une clé USB, beaucoup plus facile à gérer qu’un iPod et son incontournable programme iTunes. Avec une clé USB, c’est glisser-déposer, aussi facile que ça!

Une fonction intéressante du système audio est que, lorsque vous recevez un appel sur le système Bluetooth, la radio se met sur Pause pendant un maximum de deux minutes. Donc, lorsque vous terminez votre appel, vous pouvez recommencer à écouter l’entrevue ou la chanson que vous ne vouliez pas manquer.

Le système d’infodivertissement propose aussi une interface de carnet d’entretien. Ainsi, lorsque vous faites votre changement d’huile, de freins ou même d’essuie-glaces, il est possible de l’inscrire et de programmer une alerte pour le prochain changement. Belle initiative qui permet de garder son véhicule en bonne condition.

Sous le système audio se trouvent les commandes de ventilation, automatique dans la XSE. Facile à programmer, la ventilation se laisse facilement oublier. Si vous aimez mieux la programmer manuellement, des commandes à bascule servent à modifier la température, la vitesse du ventilateur et la direction du jet. Des commandes différentes qu’on devrait voir plus souvent.

Finalement, la Toyota Corolla 2017 propose un grand coffre pour la catégorie. Abaisser la banquette arrière aide à agrandir le coffre, mais l’ouverture n’est pas très grande et le plancher ainsi créé n’est pas plat. Toutefois, pour de longs objets, ça peut aider.

Donc, est-elle plate, cette Corolla? Oui et non! Si vous recherchez une berline à la conduite inspirée, la Toyota Corolla n’est pas faite pour vous. Regardez chez Honda ou Mazda. Par contre, si vous recherchez la tranquillité d’esprit et une conduite en douceur, la Corolla fera votre affaire. L’habitacle offre assez d’espace pour quatre personnes, la musique est bonne et la conduite n’est pas désagréable. Seule la puissance sera un peu juste avec quatre adultes et leurs bagages.

Une petite suggestion pour Toyota. À presque 28 000 $ pour la XSE, c’est peut-être un peu cher pour une Corolla. Disons que vous améliorez la tenue de route, vous ajoutez un turbo à ce moteur pour lui ajouter de la puissance et vous refaites un peu le désign pour lui greffer un écusson Lexus, ça pourrait être une berline d’entrée de gamme intéressante à 30 ou 32 000 $. Pensez-y!

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Conditions de l’essai

Réalisé du 8 au 15 mai 2017.
Météo : beaucoup de nuages et de pluie, entre 4 et 21 °C.
Modèle essayé : Toyota Corolla XSE 2017
Assemblé à Cambridge, Ontario, Canada
Existe depuis : 1966          Actuelle génération : 2013
Prix selon www.toyota.ca (14 juin 2017) :
** CE : 18 404 $
** CE CVT : 21 704 $
** SE : 22 619 $
** LE CVT : 22 804 $
** LE ECO CVT : 23 304 $
** SE CVT : 23 604 $
** XSE : 27 524 $
Prix du modèle essayé : 27 524 $ + taxes
Distance parcourue : 588,1 km (68 % autoroute)
Consommation selon Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 8,3 L/100 km
** Route : 6,7 L/100 km
** Émissions de CO² : 178 grammes/km
Consommation affichée : 6,4 L/100 km
Régime moteur à 100 km/h : 1 700 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 1 900 tours/minute
Véhicule fourni par Toyota Canada
Photos prises à Ste-Élisabeth, Québec




04 juin 2017

La production de l’Infiniti Q50 2018 est commencée au Japon


C’est à l’usine de Toghigi, au Japon, que la production de l’Infiniti Q50 2018 a commencé la semaine dernière. La berline sport qui est le produit phare de la marque en Amérique du Nord devrait arriver au Canada et aux États-Unis plus tard cet été.

Le président d’Infiniti, Roland Krueger, explique dans un communiqué que le système de production d’Infiniti suit le processus « kaizen » d’amélioration continue. Non seulement les gens de chez Infiniti essaient d’améliorer chaque véhicule qui sort de la chaine de montage, mais ils essaient également d’améliorer tous les processus faisant partie de la compagnie.

L’Infiniti Q50 2018 sera la première à exhiber deux styles extérieurs distincts. Le modèle SPORT sera plus orienté vers le côté performance alors que les variantes PURE et LUXE privilégieront le côté luxueux de la voiture. Le modèle au sommet de la gamme, la Q50 RED SPORT 400 2018, cachera sous son capot le moteur VR30 soit un groupe V6 biturbo de 3,0 litres nommé sur la prestigieuse liste des 10 meilleurs moteurs du magazine Ward’s.

L’habitacle sera aussi rafraichi et des technologies visant la bonification de l’expérience de conduite auraient été ajoutées. En tous cas, Randy Parker, vice-président, Infiniti Americas, est impatient de voir arriver cette voiture sur le marché nord-américain.


L’Infiniti Q50 est le modèle le plus vendu de la division de luxe de Nissan. Depuis 2013, elle a été vendue à près de 210 000 exemplaires à travers le monde. Pour tous les modèles Infiniti, c’est plus de 230 000 véhicules qui ont trouvé preneurs à travers le monde en 2016, une augmentation de 7 % par rapport à 2015. L’Infiniti Q50 représentait le tiers de toutes les ventes.


Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.
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