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07 décembre 2013

Essai routier: Buick Verano Turbo 2013




Lors de la crise financière de 2009, General Motors a fait ce qu’elle aurait dû faire depuis belle lurette : éliminer des marques. Il y a certaines années où certains modèles étaient déclinés en plusieurs versions, une pour chaque marque, et certains avec très peu de différences. Pontiac, Saturn, Hummer, et je peux même ajouter Saab, sont maintenant disparues. Je pensais bien que GM avait compris. Beaucoup de modèles = beaucoup de promotions différentes et difficulté pour la compagnie de faire des économies d’échelle. Il semble que les mauvaises habitudes reviennent rapidement. Contrairement à son concurrent Ford, qui a éliminé Mercury, GM recommence à créer des doublons, entres autres pour alimenter la marque Buick. J’espère qu’on ne nous ramènera pas la Cadillac Cimarron!

J’ai pu conduire, pendant quelques jours, la Buick Verano Turbo 2013, un clone de la Chevrolet Cruze. Attention! La Verano ne ressemble pas tant que ça à la célèbre Chevrolet. D’ailleurs, au niveau esthétique, GM n’a pas fait que changer la calandre. C’est une partie avant entièrement redessinée que nous présente Buick. La calandre typique de Buick est beaucoup plus harmonieuse que celle de Chevrolet et les phares sont moins génériques. Les trois prises d’air Buick, un clin d’œil au passé, sont intégrées au capot plutôt que sur les ailes avant. Les roues d’alliage présentent un design plus évolué. La ligne de bas de caisse, qui lui est exclusive, fait ressortir les ailes. La partie arrière et ses feux plus classiques, ainsi que ses ajouts de chrome, se révèlent efficaces pour montrer le statut plus luxueux de cette Verano.

Un seul modèle de Verano est offert, auquel on peut lui ajouter quatre groupes d’options : Commodité, Confort, Cuir et Turbo. C’est ce dernier modèle que j’ai pu essayer, car le moteur turbo est une nouveauté en 2013. De plus, GM y avait ajouté le GPS, un  système sonore Bose, un toit ouvrant électrique, une boîte manuelle et des roues d’alliage exclusives de 18 pouces en tant qu’options « indépendantes », si je puis dire!

On prend place facilement à bord de la Buick Verano 2013. Du moins, à l’avant, car à l’arrière, c’est beaucoup plus serré pour les jambes. Les sièges sont confortables et offrent un support latéral moyen. Dans ma voiture, on pouvait les ajuster électriquement, sauf le dossier qui, lui, était à réglage manuel. Bizarre… Les cadrans sont très classiques, à chiffres blancs sur fond noir, agrémentés d’une aura turquoise, coordonnée aux affichages des écrans à cristaux liquides. Le petit écran, entre le tachymètre et l’indicateur de vitesse, donne des renseignements sur l’autonomie, la consommation d’essence moyenne et instantanée, et beaucoup plus. Le volant, tout de cuir vêtu, intègre les commandes usuelles du régulateur de vitesse, de la téléphonie et du système audio. Faciles à manipuler, simples à comprendre. Je dois souligner que, comme dans plusieurs Buick, la commande des rétroviseurs extérieurs mal placée. Elle est dans le panneau de porte et, donc, pas dans l’axe du rétroviseur, rendant l’ajustement de celui-ci plus difficile.

En haut du bloc central, difficile de manquer le grand écran du système IntelliLink de Buick. Ce système permet d’écouter la musique de votre iPod, iPhone et d’autres dispositifs par la connexion Bluetooth. De plus, il y a une prise USB dans le petit coffre, entre les deux sièges, si vous voulez y brancher votre dispositif. Vous pouvez aussi écouter par internet la radio Stitcher SmartRadio, mais ça prendra un bon forfait de données sur votre téléphone! Évidemment, la radio satellite XM est aussi offerte. Tous ces supports offrent une belle sonorité. Leur manipulation est facile grâce à l’écran et ces menus faciles à comprendre. Je donne aussi une mention honorable au système de navigation. Petit bémol : on peut personnaliser l’écran d’accueil. Je ne m’y suis pas attardé, mais même pour un féru d’électronique comme moi, ça m’a semblé compliqué. À suivre…

Plus bas, les commandes de ventilation et chauffage sont aussi faciles à opérer. Le fonctionnement de la ventilation n’est pas sans reproche, car il a été difficile d’avoir une température ambiante stable malgré la présente de la fonction automatique. Quelquefois, il faisait chaud et quelques minutes plus tard, il faisait froid! Donc, attention à l’automatisme pour la Verano. Le frein à main est électrique, ce qui évite le fait d’avoir un grand manche entre les deux sièges. Finalement, en plus de la prise USB, le petit coffre contient la prise AUX du système audio. Une prise 12 V est disponible à l’avant et une autre, pour les passagers arrière.

Finalement, pour compléter avec l’habitacle, mentionnons les bonnes dimensions du coffre. La banquette s’abaisse en sections divisées 60/40 et l’ouverture ainsi créée est pas mal. Le plancher n’est toutefois pas parfaitement plat et le seuil de chargement est élevé.

Ce qui m’attirait le plus vers l’essai de cette Buick Verano, c’est son groupe propulseur. Il s’agit d’un moteur à quatre cylindres Ecotec de 2,0 litres à calage variable des soupapes auquel GM lui a accolé un turbocompresseur; 250 chevaux à 5 300 tours/minute, mais surtout un couple de 260 livres-pied à seulement 2 000 tr/min. L’autre surprise, c’est qu’il est disponible avec une transmission manuelle (oui, oui , une manuelle dans une Buick!) à six rapports. La puissance ne manque pas, mais l’étagement des vitesses m’a quelque peu surpris. La pédale d’embrayage est située trop à gauche. J’ai passé la semaine à accrocher le panneau de plastique tout juste à côté.

Une petite anecdote : lorsque j’ai pris possession de la voiture chez le concessionnaire, j’ai presque aussitôt pris l’autoroute, congestionnée à ce moment. J’ai pu grimper seulement au quatrième rapport. Lorsque j’ai pu augmenter ma vitesse, je n’ai pas changé de rapport, si bien que j’ai roulé un petit bout de chemin, en 4e vitesse, à 100-105 km/h. Je me souviens que l’aiguille du tachymètre indiquait à peu près 3 000 tours/minute! Ce qui me ramène à l’étagement des rapports.

Il est difficile de ne pas faire de soubresauts en première vitesse, tout comme en deuxième d’ailleurs. À 90 km/h, vitesse légale permise sur les routes du Québec, on est encore en quatrième. Il reste deux rapports! Risque de contravention en vue! Il faut aussi souligner que le temps de réponse du turbo est un peu long. Toutefois, le grondement émis par les tuyaux d’échappement est très agréable à l’oreille. C’est une bonne chose qu’on l’entende malgré la très bonne insonorisation de l’habitacle.

Le freinage est assuré par quatre disques assistés et dotés de l’antiblocage et de l’aide intelligente. Rien à redire sur leur efficacité. La suspension est un peu plus dure qu’à l’habitude pour une Buick, mais il faut dire que les pneus de 18 pouces de taille 45 ont aussi quelque chose à y voir. Toutefois, la tenue de route se trouve grandement améliorée par cette suspension plus ferme. La direction à crémaillère à assistance électrique n’est pas trop démultipliée.

Mission accomplie pour GM avec sa Buick Verano 2013. Malgré le fait qu’on ait eu la Chevrolet Cruze comme point de départ, la Verano comporte assez de différences pour être un modèle Buick à part entière. De plus, son groupe propulseur plus musclé l’éloigne de sa consœur de chez Chevrolet. J’aurais tendance à vous conseiller de choisir la transmission automatique, même si c’est agréable de voir une manuelle chez Buick. L’étagement de la boîte de vitesse manuelle est fait pour rouler beaucoup plus vite que les vitesses permises et il pourrait devenir désagréable de ne jamais pouvoir se servir de son plein potentiel. Le temps de réponse du turbo est aussi probablement moins dérangeant avec une boîte automatique.

Là où la petite Buick me déçoit un peu, et ça n’enlève rien à ses qualités, c’est que, malgré le fait que j’ai testé le modèle le plus équipé, il manquait encore quelques gadgets. Des essuie-glaces détecteurs de pluie, des feux de route automatiques (la Dodge Dart a les deux!), des sièges chauffants à l’arrière et, surtout, un régulateur de vitesse adaptatif sont des équipements courants sur les voitures luxueuses d’aujourd’hui.

Dans le dépliant de la Buick Verano 2013, GM affirme qu’elle a « une conduite digne d’une Allemande. » Peut-être que oui, peut-être que non, ce qui est sûr, c’est qu’elle est drôlement agréable à conduire.

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Conditions de l’essai

Réalisé du 9 au 16 septembre 2013.
Météo: Moitié soleil, moitié pluie, entre 4 et 28 °C.
Modèle essayé : Buick Verano Turbo 2013
Assemblé à Orion Township, Michigan, États-Unis
Prix selon www.buick.ca (4 décembre 2013)(modèles 2014) :
** 1SB (Base): 24 955 $
** 1SD (Commodité): 26 770 $
** 1SG (Confort): 29 275 $
** 1SL (Cuir): 31 310 $
** 1ST (Turbo): 34 200 $
Prix du modèle essayé : 37 615 $ + taxes (modèle 2014)
Distance parcourue : 452,4 km (44 % autoroute)
Consommation selon
Ressources Naturelles Canada :
** Ville : 10,2 L/100 km
** Route : 6,3 L/100 km
** Émissions : 3 864 kg/année
Consommation dans la vraie vie: 8,5 L/100 km (super)
Régime-moteur à 100 km/h : 1 750 tours/minute
Régime-moteur à 115 km/h : 2 000 tours/minute
Véhicule fourni par General Motors Canada.
Photos prises à Joliette, Québec

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Avertissement

La consommation réelle peut différer de 10 à 20% par rapport à la consommation affichée par l'ordinateur de bord. Toutefois, à des fins de comparaison, j'inscris toujours la consommation que l'ordinateur de bord affiche à la fin de la période d'essai.

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